Beaucoup de chiens savent nager d'instinct. Presque aucun ne sait gérer son effort, un courant, ou la sortie d'un bassin aux bords lisses. La première baignade se prépare.
Tous les chiens ne flottent pas de la même façon
Les races à poitrail large et pattes courtes — bouledogues, carlins, teckels — nagent mal et se fatiguent très vite. Les chiens âgés, les chiots et les convalescents aussi. Pour eux, un gilet de sauvetage n'est pas un accessoire de confort : c'est ce qui leur permet de rester en surface quand les pattes ne suivent plus.
Commencer par très peu d'eau
N'entrez jamais dans l'eau en portant votre chien pour le lâcher au large : c'est le meilleur moyen de créer une phobie durable. Laissez-le entrer seul, par une pente douce, jusqu'aux pattes. Restez à côté de lui. Appelez-le depuis l'eau peu profonde et récompensez chaque pas.
Repérer la sortie avant d'entrer
Dans une piscine, montrez-lui l'escalier ou la rampe plusieurs fois, depuis l'eau, jusqu'à ce qu'il la retrouve seul. Un chien qui ne sait pas où sortir tourne le long des parois jusqu'à l'épuisement. C'est la cause d'accident la plus fréquente en bassin privé.
Surveiller la fatigue
Sortez-le avant qu'il ne montre des signes d'épuisement : nage de plus en plus verticale, arrière-train qui s'enfonce, halètement marqué. Des sessions de cinq à dix minutes suffisent largement au début.
Après le bain
Rincez à l'eau claire, surtout après la mer ou une piscine chlorée, et séchez les oreilles. L'humidité qui stagne dans le conduit auditif favorise les otites, en particulier chez les chiens à oreilles tombantes.
Trois règles simples
- Un gilet pour les gabarits qui nagent mal, les chiots et les chiens âgés.
- Une sortie identifiée et répétée avant la première vraie baignade.
- Votre présence, tout le temps. Un gilet ne remplace pas la surveillance.